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11 Sep

Interview de Gianny Aldo

C‘est avec la passion de l’écriture dans le cœur que nous vous retrouvons une fois de plus afin d’affûter notre plume pour vous présenter un jeune auteur, compositeur, réalisateur et ingénieur du son: Gianny Aldo.

Taquin, méthodique, loyal, mystérieux et perfectionniste, Gianny tel un chef d’orchestre rend un vibrant hommage à l’harmonie, celle qui émane du cœur. Dans un style musical qui pourtant semble bien loin des émotions et plus près de la rhétorique, il s’affaire à nous transporter au delà de nos attentes, à nous surprendre. Il fait de la portée son instrument majeur et s’amuse à charmer les notes qui vont de-ci de-là en se balançant tantôt dans les graves tantôt dans les aiguës. Tel un équilibriste, Gianny cherche la combinaison parfaite à l’aide de ses sens jusqu’au moment ultime où il découvrira le swing parfait. Symétrie, justesse sont les complices de ce compositeur, pour parvenir au grand frisson: la transe musicale ultime .

Faire de l’audace sa marque de fabrique, voici le credo de ce talentueux et ambitieux  jeune homme qui porte le flambeau de ceux qui ont une envie féroce de croire en la victoire: les candidats de l’extrême. Foncer dans le tas, casser le codes, faire de chacun un atout phare, renverser la table. ô oui! Mais avec intelligence. Entendez vous le beat, le flow qui s’invite à nous ? Au cours de cet entretien, nous aborderons des sujets éloquents formant une fine équation morale, musicale et sociétale. Nous aborderons également cette notion de liberté de choix, car savoir que l’on a toujours une porte de sortie est un luxe. C’est donc ici une invitation à être l’auteur de sa vie, à en diriger le scénario et parfois lâcher prise, prendre la sortie pour de nouveaux horizons et renaître. Garder en tête qu’il y a un temps pour tout. Un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser…

Car un coup d’audace se prépare toujours, je vous laisse donc en compagnie de ce talentueux artiste pour un opus si intense qu’il risque d’en secouer plus d’un.

Portrait photo: Georges-Emmanuel Arnaud © Make up artist: Elza Zingilé Chef de projet, Pigiste: ÜART © tous droits réservésBonjour Gianny,

Merci d’avoir accepté cette interview. Tout d’abord pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaitraient pas ?

Bonjour ÜART, merci de m’avoir invité.
Je suis un auteur-compositeur, réalisateur et ingénieur du son, aussi connu sous le pseudo « Folklo ».

Quel a été ton parcours ?

Après l’obtention d’un bac L, j’ai intégré une école audiovisuelle dans la branche son à Paris.

Diplôme en poche, j’ai quitté le privé pour l’université où j’ai étudié la musicologie et la philosophie, toujours à Paris.
Mais apprendre les techniques européennes du son ne me suffisait pas.

Gianny les debuts BWVu que la musique américaine résonnait en moi depuis mon plus jeune âge, 

je suis parti vivre aux Etats-Unis afin de me spécialiser dans les techniques américaines et tout l’univers qu’il y a autour.

Fort de ces enseignements, mon entrée dans l’industrie musicale s’est faite grâce au titre   « welcome to the hood » que j ai réalisé pour Kulu Ganja avec entre autres des artistes tels que Kalash, Sael, Djama Keïta et Valley.

De ce morceau est née une forte collaboration entre Sael et moi qui aura duré 6 ans. En parallèle, je peaufinais mes techniques aux États-Unis. Juste après pour des raisons alimentaires, j’ai travaillé comme agent de sécurité et d’accueil au légendaire Yankee Stadium, dans son aile VIP. J’ai alors pu côtoyer Spike Lee, Tyra Banks, JAY-Z et bien d’autres.

Gianny Mozaik BWJe me suis lancé plus tard dans la photographie et 

j'ai eu la chance d'être photographe presse pour des pointures comme Nicki Minaj, Rick Ross, NAS ou encore John B.

De retour en Martinique pour raisons familiales, j’intègre la télévision KMT afin de chapeauter l’ingénierie son de la production d’une série télé. La non reconduction du projet, me pousse à monter un label musical avec Sael: « Nirvavibes ». D’autres collaborations se sont présentées (Perle Lama, Esy Kennenga…).
Même si ce mélange de couleurs n’a pas durée, il a quand même permis de révéler une artiste du nom d’Ario, grâce au morceau « J’ai compris » que j’ai composé.

D’où vient le nom de Folklorick ?

C’est un pseudo que je n’utilise plus, mais que j’ai choisi au départ parce que ma musique s’imprègne du « folklore » martiniquais et d’autres influences. Aussi, j’aime beaucoup blaguer donc je trouvais que ce pseudonyme correspondait à deux facettes de ma personnalité, donc je l’ai choisi.

Selon le Larousse « folklorique » définit ce qui est pittoresque, original, mais dépourvu de sérieux. Est-ce bien là le message que tu souhaites faire passer ?

Non, je pense qu’on peut trouver du négatif dans tout. Personnellement, je cherche le positif dans tout donc je me reconnais bien dans le mot « original », mais pas dans le « dépourvu de sérieux », bien au contraire.

Comment définirais-tu ton style ?

Je le définirais comme étant  original, exotique, fédérateur…

Quels sont les qualités requises pour devenir producteur ?

C’est assez subjectif. En tout cas concernant le producteur (réalisateur) et non producteur (exécutif), je dirais qu’il faut avoir un minimum de culture musicale, au moins dans le style que l’on produit.

Il faut également une bonne oreille et avoir confiance en son jugement.
Etre capable d’avoir une direction et pouvoir définir une couleur pour le projet que l’on conduit, une vision globale et finale du projet.

Qu’apportes-tu aux artistes qui viennent te voir ?

Une oreille, des conseils, et une vision.

Quel message souhaiterais-tu faire passer aux jeunes ou moins jeunes afin de les motiver à aller au-delà de leurs limites, à se réaliser pleinement ?

Aujourd’hui j’ai envi de leur dire qu’

on ne peut pas plaire à tout le monde, alors mieux vaut se jeter à l’eau et aller au bout de ses rêves, plutôt que de se demander toute sa vie ce que ça aurait pu donner si l’on avait été au-delà de ses limites. N’ayez pas peur de sortir de votre zone de confort, car le confort est l’ennemi du progrès.

Qu’essaies-tu de transmettre à travers ton exercice?

Beaucoup de reconnaissance envers nos musiciens qui nous ont laissé un bel héritage et un métissage musical qui raisonne dans l’univers.

Quelles sont tes sources d’inspirations?

Je peux être inspiré par beaucoup de choses.

Mais musicalement je dirais, le zouk « rétro » j’insiste 🙂 , les musiques urbaines, le jazz, et beaucoup les musiques de films…et plein d’autres choses.

En quoi puises-tu pour te dépasser au quotidien ?

Je puise d’abord en moi-même, en mes propres ressources mais ce n’est pas toujours facile, alors dès que j’ai une baisse de moral ou de motivation, je regarde des vidéos/ITW de mes icônes ou de personnes qui ont brillamment réussi.

Faut-il avoir des aptitudes particulières pour tenir dans ce milieu?

Une sacrée détermination ça c’est sûr (rires). Une faculté à se focaliser sur ses objectifs et bien sûr, savoir distinguer la critique constructive de la critique négative et gratuite.

Essayer de chercher le positif et l’augmenter dans la mesure du possible.

Portrait photo: Georges-Emmanuel Arnaud © Make up artist: Elza Zingilé Chef de projet, Pigiste: ÜART © tous droits réservésQuel type d’homme es-tu aujourd’hui?

Je suis un homme qui prend des risques et qui en assume les retombées, un homme entier, passionné, un homme de principe attaché à certaines valeurs comme la famille, le respect, la loyauté et une éthique certaine dans mon métier.

L’étudiant d’hier était-il conscient du quotidien que vit le professionnel d’aujourd’hui?

Non, il n’en était pas conscient il a dû s’adapter.

J’ai intégré le monde du travail truffé d’illusions comme tout jeune diplômé.
Je pensais que mon savoir-faire et ma détermination suffiraient à mener à bien tous mes projets.
J’ai vite été rattrapé par la réalité du terrain, ce qui m’a amené à  enrichir mon savoir-être de patience, d’adaptabilité et de rigueur. Aujourd’hui il serait bon que les étudiants soient davantage au fait du voyage entre la théorie et l’exercice réel du métier pour en connaitre les codes, les valeurs et suivre leurs évolutions.

Dans la série si tu étais

Si tu étais un personnage de conte tu serais plutôt la cigale ou la fourmi ?

Je dirait la fourmi mais j’essaye chaque jour de trouver un juste milieu en devenant une « Cigmi » 🙂 .

Si tu étais un instrument tu serais? Pourquoi ?

Je serais une basse pour le groove et un piano pour les émotions.

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Si tu étais une citation tu serais ? Pourquoi ?

Il n'y a qu'une seule façon d'éviter la critique: Ne rien faire, ne rien dire, et n'être rien - Aristote.

Cette citation me touche car elle résonne en moi comme chez de nombreux créateurs tous domaines confondus je pense. Elle témoigne du déclic ainsi que de l’alignement homme projet qui permet à tous leader d’aller de l’avant. Si aujourd’hui certains d’entre nous n’ont pas eu le luxe d’apprendre ce qu’est le cheminement vers la réussite. La vie, elle nous forme autant qu’elle nous forge. En tant que porteurs de projets nous apprenons à nous détacher des « on dit » pour être juste bien dans nos baskets, avancer un pas après l’autre et suivre nos instincts en sachant que rien ne sera jamais parfait. Mais honnêtement qui peut prétendre l’être ?

En définitif tout ce qui compte est votre pourquoi…Pourquoi fais-je cela? Et comment le fais-je? Dès le moment que tout est clair une route infiniment grande se dégage et notre avenir prends forme. 

Etre honnête avec soi est un grand pas pour se connaitre et entrer dans une relation saine avec les autres.

Si tu étais un sentiment qui te permet de composer tu serais ?Pourquoi ?

La tristesse et l’espoir me permettent de composer parce que je pense que ce sont les sentiments qui raisonnent le plus fort en chacun de nous.

Si tu étais une preuve d’amour tu serais ?

La loyauté.

Quels constats peux-tu porter sur la musique caribéenne ?

La musique caribéenne est riche,

chaude et évidemment pas assez exposée aux yeux du monde, mais j’ai bon espoir vu que de plus en plus de stars internationales s’en imprègnent.

De part ton parcours qui a été influencé par le rap lors de tes années aux Etats-Unis, considères-tu qu’il existe à l’instar du jazz caribéen un rap caribéen ?
Sûrement, mais il n’existe  pas une communauté soudée ni puissante, donc il devient presque inexistant.
En revanche, si l’on parle d’une variante qu’est le « trap », il existe définitivement un trap caribéen.

Penses-tu que les Martiniquais soient prêts à accepter le rap et surtout le diffuser en radio ?

Fut un temps oui, mais plus maintenant. Ils acceptent toujours le rap mais jamais celui qui est fabriqué chez eux…c’est bien triste.

La technologie étant aujourd’hui au cœur de nos vies comment a t-elle fait évoluer la musique ?

Dans la surconsommation je dirais. Alors c’est un progrès, mais qui a apporté tellement de conséquences formidables pour certains et désastreuses pour d’autres que je me demande parfois si ce progrès n’aurait pas été possible avec plus de contrôle des dommages collatéraux .

Es-tu plutôt un adepte d’une industrie acoustique ou électronique ?

Je suis plutôt un adepte d’une industrie électro-acoustique.

A l’ère du téléchargement illégal, quel est l’intérêt pour le tout public d’acheter un ou plusieurs titre d’un artiste?

L’intérêt est d’abord de faire vivre l’artiste (que l’on aime), de faire vivre l’industrie qu’il y a autour des projets, car 

un artiste est souvent entouré d’une équipe de talentueuses personnes qui le guide afin de délivrer au public un produit de qualité.


Aussi télécharger légalement garantie une qualité sonore que ne garantira pas forcement les téléchargements illégaux.

La Caraïbe étant l’une des plus grande sources d’inspiration des artistes à l’échelle mondiale, parlons un peu de la protection des œuvres ainsi que de la propriété intellectuelle. Que penses-tu du plagiat ?

Je pense que c’est une insulte au talent, à la matière grise, à l’inspiration…à la propriété intellectuelle tout simplement.

Où se situe la limite entre concurrence et plagiat selon toi?

Le problème c’est que comme les idées sont dans la nature, on ne peut pas sanctionner les gens à tout va.
La concurrence pour moi, c’est taper dans le même style mais quand même avec distinction ou en ayant une particularité, une patte quoi.

Le plagiat, c’est recopier bêtement le travail ou l’oeuvre, sans même avoir l’idée de pousser la réflexion, la créativité plus loin.

Tout le monde peut s’inspirer pour créer, mais dans le but d’apporter quelque chose de nouveau. S’il s’agit juste de refaire ce qui a déjà été fait sans évolution, c’est sans intérêt à part celui d’exister pour le « plagiaire  ».

Peux t-on vivre de la musique en Martinique ?

Dans l’absolu oui, certains artistes y arrivent bien donc c’est possible…après, est-ce facile d’y arriver ? C’est un autre débat.

Portrait photo: Georges-Emmanuel Arnaud © Make up artist: Elza Zingilé Chef de projet, Pigiste: ÜART © tous droits réservésPenses-tu que la jeune génération doive s’impliquer plus dans la culture? Et comment ?

Définitivement oui, la jeune génération doit s’impliquer dans la culture. Je pense aux actuels et futurs entrepreneurs, innovateurs qui pourraient créer plus d’espaces où la culture pourrait s’exprimer. Aux médias qui devraient promouvoir beaucoup plus les événements culturels car nous ne sommes pas assez informés de ce qui se passe dans ce domaine etc…

Avec le recul, que t’as apporté ton expérience au côté de grandes pointures de la musique ?
Ce genre d’expériences apporte inéluctablement le respect, le fait de savoir rester à sa place lorsqu’il le faut, d’être à l’écoute et de se faire plaisir durant le processus de production.

Pourquoi être rentré en Martinique ? Est-ce là un choix d’investir dans notre culture ?

Initialement je suis rentré au pays pour raisons familiales, mais je me suis aussi dit que c’était peut être l’occasion d’oeuvrer pour mon île. Donc je dirais que c’était un second choix.

Quels-sont selon toi les problématiques rencontrés par les artistes martiniquais ?

Contrairement à ce que pourrait penser le grand public il y a une grande souffrance dûe à certaines problématiques. Dans la musique par exemple, certains organisateurs d’évènements peuvent tarder à rémunérer les artistes suite à leurs prestations ce qui peut être un véritable problème si cette situation devient récurrente, et c’est parfois le cas. Ce qui peut nous plonger dans une course contre le temps pour honorer nos obligations familiales ou professionnelles. Heureusement le professionnalisme des autres fait que la machine puisse tourner, car nous somme en définitif les maillons d’une même chaîne.

Ensuite le manque de visibilité et d’écoute à travers certains médias locaux suscite chez certains d’entre nous du dégoût, un sentiment de frustration, d’injustice, de censure et donc de colère. Pourquoi faire une fixation sur ces médias me direz-vous? Et bien tout simplement parce qu’ils comptabilisent à eux seuls la jeunesse que ciblent les artistes de la scène urbaine actuelle. Je comprends qu’il faille respecter « une ligne éditoriale » mais 

la musique étant une science inexacte qui nécessite des expériences, de l’audace, de la détermination et une prise de risques, seule la diffusion de nos oeuvres nous renverra un réel feed-back sur notre travail. Nous devons donc impérativement être confrontés au public pour viser l’excellence.

Plus généralement dans le monde de l’art, il nous manque un soutient financier ainsi que d’autres lieux adaptés à la création, à l’expression, à l’exposition, à la projection, et à la performance. Mais le véritable point qui nous fait défaut s’illustre dans la difficulté à se professionnaliser. J’entends par là s’unir, se structurer, voir s’ordonner afin que nous puissions vivre décemment de notre art au meme titre que les avocats ou les médecins. 

En tant que Martiniquais et Caribéen, si nous voulons laisser une empreinte forte, nous nous devons de nous aligner sur la rigueur internationale et ce dans tous les arts.

Quel est la force de nos artistes et à contrario que doivent-ils développer dans les prochaines années ? 

Nos artistes sont riches d’un métissage géographique et culturel. Nos influences « américano-caribo-européenne » font de nous des êtres dotés d’une force et d’un bagage redoutable. Nous devons en être conscients.

Demain, j’aurais souhaité que nos artistes développent ou re-développent certaines valeurs comme la solidarité, l’unité, l’encouragement sincère, l’entreaide etc…

Qu’ils n’aient pas peur de collaborer toutes générations confondues.
Que nous ayons de plus grandes ambitions que l’amusement et que nous apprenions à mieux vendre nos talents aux yeux du monde.

La vie étant une somme d’événements, parle nous des expériences acquises mais aussi de ton expertise. Ton regard a t-il changé ? Le Gianny du début est il encore présent?

Niveau expérience, j’ai eu l’occasion d’avoir plusieurs casquettes ou fonctions selon les projets. De stagiaire en radio, en passant par des séances de studios avec Talib Kweli et d’autres, chef ops sur des courts métrages locaux, photographe presse pour Rick Ross ou Nicky Minaj…etc…il y a du chemin.

Concernant mon expertise, je dirais que je suis un réalisateur (musical) qui a la chance d’être aussi un musicien et un technicien. Pas mal d’artistes viennent me voir pour avoir une couleur américaine dans leur musique mais aussi pour arranger, réparer, adapter des oeuvres pour lesquelles selon eux, je suis le dernier recours techno-artistique j’ai l’impression (rires).

Oui mon regard à changé, tout comme la société. Il ne suffit plus d’être bon ou d’avoir du talent, quelqu’un d’ultra déterminé arriverai à percer aujourd’hui même sans talent. Beaucoup d’artistes ne savent pas se « vendre » et ça peut aisément se comprendre. Cependant, nous devons évoluer en ce sens afin de rester dans le « game ».

Portrait photo: Georges-Emmanuel Arnaud © Make up artist: Elza Zingilé Chef de projet, Pigiste: ÜART © tous droits réservésSi tu pouvais parler au petit Gianny que lui dirais-tu ?

N’aie pas peur de plaire ou de déplaire, distille tes talents et ils feront leurs chemins. Aussi, souviens toi qu’au final…c’est entre toi et Dieu.

Pourquoi épouser aujourd’hui ce métier ?

Par passion et parce qu’on peut changer le monde.

Quelle est l’importance de la culture au sein de notre société?

La culture est cruciale au développement et à l’évolution de notre société. Elle est aussi nécessaire à notre rayonnement aux quatre coins du globe.

Portrait photo: Georges-Emmanuel Arnaud © Make up artist: Elza Zingilé Chef de projet, Pigiste: ÜART © tous droits réservés

Je vais te demander de fermer les yeux de faire appel à tes 5 sens et de me dire ce qui te vient quand on te dit Caraïbe.

Indépendance, colonisation, fierté, chaleur, humidité, bleu turquoise, sable, fêtes, vacances, joie, exotisme.

Merci encore pour ce moment privilégié en espérant te voir très bientôt

©ÜART.

Contact:  

Gianny Aldo

blackrushent@gmail.com

https://www.facebook.com/giannyaldo?ref=br_rs

http://linkedin.com/in/gianny-aldo-a66a4195

http://Soundcloud : soundcloud.com/giannyaldo

instagram: @brushent (Black Rush Entertainment)

Portrait photo: Georges-Emmanuel Arnaud ©/ Gianny Aldo fichier souvenir

Make up artist: Elza Zingilé

Chef de projet, Pigiste: ÜART © tous droits réservés

Yetta.U

Epicurienne dans l'âme, passionnée d'art et de design partagez avec moi mon univers teinté d’influences caribéennes et de mes coups de coeurs de part le monde. Tel une cure de jouvence entrez vous aussi dans le bain ÜART !

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